Cricri et Coco sur la digue de Malo-les-Bains
La petite sirène de Dunkerque
Cricri, le nez collé à la longue-vue de la digue de Malo-les-Bains, soufflait d’excitation que regardes-tu ? La bouée de la petite sirène de Dunkerque ! annonça-t-il d’une voix tremblante.
Coco Dupas-Decalé, à côté de lui en jupe blanche et sourire en coin, haussa un sourcil.
— Qu’est-ce que tu vois, quoi, Cricri ?
Le caniche noir, qui tenait la laisse dans la gueule, leva la tête comme s’il savait déjà.
Cricri tourna le bouton de mise au point, les yeux exorbités :
— C’est… c’est Coco ! Enfin, une autre Coco… Non attends… putain, c’est toi en 1998, sur la plage des Alliés, toute nue sur le transat, chapeau de paille, sourire de reine des mers, et les seins qui disent bonjour au ferry de Douvres !
Coco éclata de rire.
— Ah non, mon vieux. C’est pas moi. C’est ta bouée préférée. Et regarde bien : elle a le même grain de beauté que moi sous le sein gauche. Tu veux que je te prête les jumelles ou tu préfères continuer à faire semblant de regarder la mer ?
Cricri rougit jusqu’aux oreilles, mais ne quitta pas l’oculaire.
— Je… je vérifie juste si la marée monte…
Derrière eux, une dame en haut de bikini blanc qui passait murmura à son amie :
— Les vieux, ils deviennent de plus en plus poètes. « Petite sirène de Dunkerque »… mon œil.
Et le caniche, lui, se contenta d’aboyer une fois, comme pour dire :
« Cricri, t’as encore oublié que ta Coco est juste à côté de toi… et qu’elle est toujours aussi bonne. »
/image%2F7274165%2F20260917%2Fob_ee7d30_cid-da9b097a-31b9-476c-b93d-ffed034af.gif)
/image%2F7274165%2F20260917%2Fob_26e074_seaside-promenade-scene.jpg)
/image%2F7274165%2F20260917%2Fob_64aa18_seaside-promenade-scene.jpg)